Amicale des Anciens Parachutistes Militaires d'Auvergne
 
AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Sauvons le musée de St Marcel

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
paracolo



Localisation Fort Lauderdale USA


MessageSujet: Sauvons le musée de St Marcel   Jeu 27 Juin - 9:21

.

Sauvons le musée de St Marcel



Dans le cadre de l’opération Overlord, c'est aux parachutistes et aux F.F.I. de Bretagne qu'incombera la tâche de fixer les divisions allemandes dont l'appoint pourrait mettre les forces alliées de débarquement dans une situation difficile.

C'est pourquoi des troupes parachutées françaises vont commencer à être larguées dans la nuit précédant le jour J, avec la mission d'isoler la presqu'île bretonne du reste du territoire

C’est ainsi que le groupe du lieutenant Marienne touche terre le 6 juin à 0 h 45 à l'endroit prévu…Le caporal Bouëtard est tué, première victime française des combats de la Libération.

Au même moment, Deplante et ses hommes sont parachutés à Lilleran, près de Guéhenno, avec une erreur de 12 kilomètres.

Marienne et Deplante, après avoir pris contact, chacun de son côté, avec des membres de la Résistance, se retrouvent dans le bois qui avait été choisi comme point de ralliement…
Le 7 juin, ils décident de quitter cette région; guidés par le lieutenant F.F.I. Morizur, et se rendent, à une vingtaine de kilomètres de là, à la ferme de la Nouette.
Ils y retrouvent le capitaine André et le sergent Raufast arrivés la veille.

Dès ce moment, la Nouette devient le point de ralliement des parachutistes (base Dingson).

Les résistants de la région de Malestroit sont eux aussi arrivés en grand nombre,
Lorsque Marienne au soir du 7 juin arrive à La Nouette, il est impressionné par l'importance des effectifs présents ou annoncés. Il rend compte le lendemain, par radio, au commandant Bourgoin.

A la suite des comptes-rendus de Marienne, le commandant Bourgoin décide de se faire parachuter à Dingson, ainsi que le reste de son bataillon qui sera largué par groupes de dix hommes.
Il arrive dans la nuit du 9 au 10, en même temps qu'une cinquantaine d'hommes et avec une cinquantaine de containers pleins d'armes; il est surpris par l'atmosphère de kermesse (L'expression est du colonel Bourgoin)
D'autres parachutistes suivront, il finira par y en avoir plus de 150.
A la demande du commandant Bourgoin, Morice invite les bataillons F.F.I. le camp de St Marcel

Le 13 juin, vingt-cinq avions larguent environ 700 containers et colis, ainsi que le lieutenant-colonel Willk .
C'est le plus important parachutage de la France occupée. Au total, 3000 à 4000 hommes seront armés à Saint-Marcel.

Le 17 juin arrive le stick du lieutenant de la Grandière, avec quatre jeeps, spécialement aménagées. Le siège arrière était supprimé pour donner de la place au mitrailleur servant une Vickers montée sur pivot mobile.
A l'avant, à côté du chauffeur, un jumelage de deux Vickers donnait une puissance de feu de 3200 coups à la minute.
Malheureusement, le container des mitrailleuses destinées aux jeeps s'écrasa, parachute en torche et les douze mitrailleuses furent détruites. Une seule sera reconstituée.

L'établissement d'une base aussi importante que celle de Saint-Marcel ne pouvait passer inaperçu. Les allées et venues des ravitailleurs pour nourrir plus de 2000 hommes devaient fatalement attirer l'attention…

D’autant que dans la nuit du 17 au 18 juin, cinq pilotes voyant des lumières et croyant qu'il s'agissait du balisage de la D.Z. déversèrent 120 containers sur la gare du Roc-Saint-André (à 6 kilomètres au nord) qui était éclairée pour l'embarquement d'un régiment de la Wehrmacht...

…Naturellement, les Allemands saisirent les containers et comprirent qu'une importante concentration de «terroristes» devait exister dans les environs… Ils décidèrent de patrouiller la région.

Le commandant Bourgoin et l'Etat-Major sont parfaitement conscients que la base va être repérée tôt ou tard ; mais ils attendent avec impatience l'ordre d'intensifier la guérilla et de marcher au-devant des troupes alliées pour leur servir de guides.

Hélas dans la nuit du 17 au 18 juin, ils sont informés par radio que le Commandement interallié a décidé d'ajourner le projet de débarquement entre Port-Navalo (à l'entrée du golfe du Morbihan) et l'estuaire de la Vilaine.

Le général Mac Leod envoie alors le message «Eviter à tout prix bataille rangée. Stop. Continuer guérilla à outrance et armement F.F.I. »

La dispersion des unités est décidée, mais il est trop tard.

Après un premier accrochage avec les allemands le 18 juin, ces derniers attaquent en force par trois fois…
…Lors de la première attaque, les Allemands subissent de très fortes pertes et ils doivent se replier.
…La seconde durera de 10h à midi et causera de nombreuses pertes dans les deux camps.
…Pour la troisième attaque, les allemands engagent des parachutistes de la division Kreta, des Géorgiens et un groupement tactique de la 2758 Division d'infanterie.

La défense est mise à mal en certains endroits, malgré l’intervention vers 15 h 30 de l’aviation alliée.
A 19 h, une violente contre attaque est déclenchée sur le flanc de l'ennemi. Elle progresse malgré les difficultés du terrain et les réactions allemandes, mais ne débouche pas.

Des troupes allemandes fraîches, venues du camp de Coëtquidan sont arrivées…
L'attaque de ces troupes est d'une extrême brutalité; malgré de lourdes pertes, elle progresse.

Il est maintenant devenu évident que l'ennemi est en force et qu'on ne pourra tenir plus longtemps le camp de St Marcel.

Le commandant Bourgoin et le colonel Chenailler décident de disperser la base.
Celle-ci n'a pas été encerclée et il est encore possible de décrocher dans de bonnes conditions.

Le décrochage commence, vers 22 h, une compagnie encadrée par des parachutistes reste en protection tandis que plus de 2000 hommes, une vingtaine de camions et quatre ambulances disparaissent dans la nuit.

Le capitaine Puech Samson, qui commande la compagnie de protection, blessé à la cuisse au cours de la bataille, met avant de décrocher à son tour, le feu à la charge qui fait sauter trois tonnes d'explosifs et de munitions et d’armes reçus au cours des nuits précédentes.

Le reste de l’histoire, n’appartient plus au combat de St Marcel…


A St Marcel, ce haut-lieu du combat des parachutistes SAS et maquisards bretons à été érigé un musée…
Or, suite aux vols commis il y a quelques années, au manque de moyens financiers, à la chute de la fréquentation... Ce dernier est en péril.

Pour sauvegarder ce musée, il faut convaincre les autorités de participer aux frais de fonctionnement le temps nécessaire.

Pour une fois, l'argent public serait convenablement employé !

Les familles des anciens SAS se mobilisent pour sauvegarder ce musée… Nous avons le devoir de nous mobiliser aussi.

Merci, par conséquent d'apporter votre soutien en signant la pétition ici

…Et bien sûr en le faisant savoir autour de vous…




L’Appel du Musée



Le Communiqué de Presse.

.
Revenir en haut Aller en bas
 
Sauvons le musée de St Marcel
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
AAPMA :: Le Forum (pour écrire, il faut être inscrit et connecté) :: Salon des membres du forum-
Sauter vers: